Saturday, May 9, 2009

Je vous salue Mamans

Je vous salue mamans !

05-11-08

Je vous salue mamans !



Je vous salue mamans, pleines de bonté et de tendresse. Vous portez en vous le germe de la vie et de l'espoir de toute l'humanité. Je me prosterne à vos pieds, mères de toutes les races et de toutes les couleurs. Mères d'Asie et d'Afrique, Mères d'Europe et d'Amérique, Mères d'Haïti, par delà vos différences de langue, de culture, d'éducation et de richesse votre rôle est partout le même.

Maman, c'est le premier mot que prononce souvent l'enfant lors de son apprentissage de langage. Les psychanalystes de l'École freudienne évoquent cette symbiose complète de la mère avec son enfant durant la vie foetale. Les traces de cet instinct de cramponnement à la mère persistent encore chez l'enfant à un âge très avancé. Chez certains adultes, la rupture de la
relation symbiotique n'a jamais eu lieu. Quoique mariés certains hommes, certaines femmes n'arrivent pas encore à s'affranchir des liens de dépendance de leurs mères. Ils les consultent pour les moindres décisions de la vie courante et sollicitent leurs concours.

Dans ses moments de peur et de souffrance, c'est le mot maman qui échappe de la bouche de l'enfant. Jésus cloué sur la croix était beaucoup plus affligé par les larmes que versait Marie sa mère que par les tortures que lui infligeaient ses bourreaux. L'affleurement du langage chez l'enfant est lié aussi à la présence maternelle. C'est pourquoi nous ne maîtrisons mieux
d'autre langue que la langue maternelle c'est à dire celle que parle notre maman.


Deux vidéos de Gérard Dupervil en cette occasion - Cliquez ici et en bas

C'est l'Amérique en 1912 qui pour la première fois a consacré un jour spécial aux valeureuses mères de famille et les autres continents ont enchaîné. Tout a commencé pendant la Grande Guerre. Avec les pertes massives en vie humaine, la mère a été mise à l'honneur en l'invitant à
repeupler le pays meurtri et fauché de toutes ses forces vives. La mère est la grande ouvrière de la reproduction de la population. Si elle fléchit, tout est perdu.

De nos jours la fête des mères représente une aubaine commerciale pour les hommes d'affaires. Cependant la fête des mères demeure un moment d'intimité familiale. C'est l'occasion pour les enfants de remercier gentiment leur maman pour tout ce qu'elle a fait, de lui dessiner des cartes, de déposer une charmante lettre sur sa coiffeuse, de lui acheter des fleurs pour l'encourager. Il y a des milliers d'étoiles qui brillent dans le ciel et qui nous émerveillent, mais il n'y a qu'une maman pour chacun de nous.

Je vous félicite incomparables mères sans mari. Vous qui déployez des efforts insurmontables pour répondre aux besoins matériels de vos enfants et veiller à leurs éducations. Dans ce monde difficile, soumis aux penchants les plus pervers une famille monoparentale doit connaître pas mal de péripéties pour permettre à ses enfants de rester sur le droit chemin.

Mes respects à l'infatigable mère rurale qui ne connaît même pas les congés de grossesse. Quel que soit son état physique, elle participe aux durs travaux des champs, préparer à manger pour la corvée, porter le feu et distribuer l'eau aux travailleurs. La voilà quoique enceinte qui parcourt les monts et les vallées, s'engage dans des gorges étroites un panier rempli de produits agricoles sur la tête ou poussant le bourricot pour vendre les fruits de la récolte au marché. Elle n'a jamais failli à son rôle de mère. Les enfants l'attendent le soir à son retour pour préparer à manger.

Adorable mère Madame Sara, vous troublez ma pensée. Je ne sais de quel courage vous êtes animées, de quels matériaux vous êtes faites pour vous lever si tôt le matin et vous coucher si tard le soir. Vous exposez votre vie sur un camion ou une carousselle, traînant vos étals de ville en village, de village en campagne afin de joindre les deux bouts. Votre absence à la maison vous crée beaucoup d'inquiétudes. Sans avoir le don d'ubiquité vous êtes à la fois au marché et à la maison tentant de tout mettre à point afin que votre absence ne crée aucun vide. Souvent vous rentrez à la maison bredouille sans avoir fait aucune recette pour la journée. Mais vous n'osez communiquer votre lassitude ni votre déception à la maisonnée.



Une vidéo "Rouk Manman Mwen" avec Yves Mardice

Admirable mère marchande, sous le chaud soleil de la Croix des Bossales, de Marché Salomon, de Marché Cluny, de Camp Périn , Marfranc, Moron, Chambellan, Gros Morne, au Poteau etc. vous avez pu faire de vos enfants des médecins, des ingénieurs des agronomes , des journalistes et des techniciens de tout acabit. Vous avez connu toutes les humiliations, vous avez subi les rigueurs du vent, de la pluie rien que pour entretenir votre famille.

Un regard compatissant pour ces courageuses mères de nos bidonvilles qui souvent n'ont rien à donner à manger à leurs enfants. Elles n'ont pas de quoi les vêtir. Elles aimeraient bien leur accorder une vie meilleure mais hélas elles n'ont pas les moyens économiques nécessaires. Malgré tout elles les comblent de leurs affections. Quel déchirement pour une mère pauvre qui
doit se séparer de son enfant afin de le placer en domesticité parce qu'elle n'a pas de quoi subvenir à ses besoins.

Héroïque mère immigrante, je ne vous ai pas oubliée. Vous avez consenti le lourd sacrifice de vous arracher de votre terre natale, loin de vos parents et de vos amis pour offrir à vos enfants un avenir meilleur. Vous avez affronté les difficultés de votre terre d'accueil. Vous souffrez dans votre chair et dans votre sang, l'impact du choc culturel. Vous avez tout accepté, rien que pour le bonheur de vos enfants. Je vous dis: chapeau.

Un applaudissement pour ces mères qui ont vécu encore les douleurs de l'accouchement en apprenant que leurs fils ou leurs filles sont impliquées dans la drogue, la prostitution, la délinquance et les actes de banditisme. Malgré tout, elles ne les abandonnent pas. Au contraire, elles les supportent et les considèrent toujours comme leurs joyaux.

Que dire des mères disparues mais qui ont laissé un vide béant dans le coeur endolori de leurs enfants. Nous dédions une pensée spéciale aux mères décédées: Maman ta lampe s'est éteinte dans la nuit des temps mais l'ombre de tes grandes ailes planent encore sur le coeur de tes enfants. Nous implorons ton pardon pour les fautes commises et nous te disons merci, merci, merci.

Il n'y a aucun substitut à une mère. La mère est unique et définitivement irremplaçable. La mère est érigée en statue, chantée, contée, célébrée au coeur des mythes fondateurs de la civilisation humaine. Même si j'avais toute la surface de la terre comme papier, tous les océans comme encrier, tout le Web comme parchemin, je n'en aurais jamais assez pour exprimer ce que mon coeur comporte d'amour et de reconnaissance pour une mère. Je vous salue mamans tout en vous disant:

Bonne Fête !

Chansons: Fleurs de Mai





Par:Jean Érich René erich@mondenet.com

Conception & Publication: Haiti Connexion Network

VAVA : Bonne Fête des Mères : Le 10 Mai 2009 : De VAVA aux FEMMES


VAVA : Bonne Fête des Mères : Le 10 Mai 2009 : De VAVA aux FEMMES

Mesdames les Internautes

Message de VAVA aux Mères

Message de VAVA aux Femmes Haitiennes

Message de VAVA aux Femmes Africaines

Message de VAVA aux Femmes Canadiennes

Message de VAVA à toutes les Femmes du monde


Bonne Fête des Mères !

Dans ce FORUM de la Diaspora, je suis fier et heureux de rencontrer les femmes
haitiennes et les femmes des autres pays du monde. Des milliers de femmes
universitaires, professeurs et étudiantes m'écrivent directement chaque jour.
Elles temoignent leur joie en lisant mes messages analytiques.

Elles sont des femmes qui ont le gout du beau et de l'excellence. Elle
cultivent le respect pour les valeurs intellectuelles, morales et culturelles.
Et puis, connaître la langue de l'autre, c'est se donner des chances
supplémentaires de réussite à l'heure de la mondialisation.


Femmes et Mères du Monde,

Mêler nos destins, c'est enfin resserrer notre dialogue positif et constructif
dans ce FORUM. Nous partageons l'essentiel, une certaine vision des rapports
entre les intellectuelles et les profesionnelles du monde. Nous avons des
responsabilités régionales mais aussi des responsabilités à l'échelle du monde.

Pour promouvoir le développement durable et la croissance économique d'Haiti, et
pour réussir tout cela, nous avons la volonté, l'énergie, la confiance. Mais
nous avons d'abord l'amitié. Nous pratiquons le respect mutuel.


Mes amies, et internautes du monde

Je vous souhaite Bonne fête des mères ! J'en profite pour vous faire plaisir. Je
veux vous offrir un beau message d'amour dans une belle carte virtuelle. En
réalité cela devrait être tous les jours que je devrais souhaiter une bonne
fête à toutes les mamans et les femmes dans ce FORUM de la Diaspora, et les
couvrir de bisous.

La fête des Mères est une fête annuelle célébrée dans de nombreux pays. Nous
célèbrons les mères, la maternité, leur dévouement mais c'est surtout une
journée qui a pour but de montrer notre reconnaissance et notre amour.

Aux Etats-Unis: « Mother's Day » est célébré le deuxième dimanche du mois de
mai.

En Haiti : La fête des Méres est célébré le dernier dimanche du mois de mai.

En Angleterre: « Mothering day » est célébré le quatrième dimanche de Carême,
mi-mars.

En Allemagne: « Muttertag » se fête le deuxième dimanche de mai.

En Belgique: la fête des Méres a lieu le second dimanche du mois de mai, mais
les dates peuvent varier selon les régions.

Au Danemark: c'est une fête célébrée le deuxième dimanche du mois de mai.

En Espagne: « El dia de la madre » est célébré le premier dimanche du mois de
mai.

En Italie: la « Mamma » est célébrée le deuxième dimanche du mois de mai.

En Norvège: la fête des Mères est fêtée le deuxième dimanche de février.

En Suisse: la mère est honorée le deuxième dimanche du mois de mai

Dans quelle langue lui souhaiter une bonne fête des Mères



Français : Bonne fête des Mères

Anglais : Happy mother's day

Allemand : Herzliche Grüsse zum Muttertag

Espagnol : Félicidades mama

Italien : Buona festa mamma

Néerlandais : Fijne Moederdag

Norvégien : Gratulerer med morsdagen !

Portugais : Boa mama


C'est à toutes les mamans, toutes les filles, et toutes les femmes dans ce FORUM
de la Diaspora que je lève maintenant mon verre. Je le lève en votre honneur, en
l'honneur des millions d'internautes qui participent dans ce FORUM positif,
instructif et educatif.

Je le lève en l'honneur du peuple Haitien à qui je souhaite bonheur et
prospérité. Je bois, mes amies, à la relation fraternelle entre les Haitiennes
en Haiti, les amies d'Haiti dans le monde et les haitiennes dans la Diaspora.

Bonne Fête des Mères, et merci beaucoup,

Bon Week-end !

Vanel (VAVA)
Expert en Gestion des Finances et des Stratégies(USA)
Normalien et Professeur de Psychologie (Haiti)
Spécialiste en Développement durable et Croissance(Allemagne)
* Humble – Confiant – Sage

A l'attention des membres de HC

Chers membres de HC

Nous avons reçu de plusieurs membres un message intitulé "Obama contre Aristide..." dans lequel il est écrit que des faits évoqués dans le message seraient provenus du Washington Post. Dans ce message on nous dit qu'Aristide avait été trahi par ses proches alliés (cités dans l'article) et l'on a aussi nommé les auteurs du présumé assassinat d'Antoine Lowenski...et qu'Obama aurait pris position dans le débat relatif au retour d'Aristide en Haiti.

Nous avons fait une recherche des archives de Washington Post. Nous n'avions relevé aucun élément d'un tel message qui nous aurait indiqué que l'essentiel du message provenait en fait du Washington Post. Si des membres ont des références de Washington Post en rapport avec ce message, s'il vous plait partagez -les avec nous, références prouvant définitivement que la source du message est de Washington Post. Donnez-nous le numéro, la date de publication de sorte que nous puissions reproduire l'article original sur HC.

L'époque des rumeurs, des "inuendos", des misinformations, des lavages de cerveau doit être révolue. Et citez le nom d'un journal de grand calibre juste pour propager de mauvaises informations nuisent à la réputation des forums dont la mission est complètement différente de celle de ceux qui veulent les utiliser pour leur machine de propagande. Et dans ces cas -là les médias comme le Washington Post,qui ont des ressources financières énormes, peuvent tout faire dans certaines situations pour remonter à la source originale de ces messages s'ils estiment qu'ils doivent le faire pour se protéger de tout procès de diffamation.

Nous encourageaons donc nos amis-membres de penser en deux fois avant de propager des "messagers douteux" sur Internet. Il y va de l'avenir du " citizen jourmalism" que Big Brother peut en fin de compte commencer à règlementer s'il croit que nous dépassons les bornes. L'excès en tout nuit.

Nous avons fait de notre mieux pour ne pas propager le message en question en attendant précision ou référence. Mais certains des membres l'ont "embedded" dans leurs propres messages pour tromper notre vigilance. Un truc dont nous sommes bien imbus!

Cordialement

Carl Gilbert, pour Haiti Connexion

Thursday, May 7, 2009

Aid to Haiti: When and If International Assistance Efforts Will Succeed

Aid to Haiti: When and If International Assistance Efforts Will Succeed
Analysis by COHA Research Associate
(Soumis à HC par Moss M. Jack)

David Rosenblum Felson
May 7th, 2009

At the April gathering, international donors pledge $324 million in additional aid to improve living standards in Latin America’s poorest nation. Impoverished Haiti has suffered from a woeful history of unproductive aid and misdirected implementation. Can future international strategies rectify the mistakes of the past and employ foreign assistance effectively? Revised U.S. trade legislation, coupled with an adept administrator in President Réne Préval presiding in Port-au-Prince, has created the most auspicious opportunity in Haiti’s tragic recent past

On April 14, delegates from 28 countries gathered in Washington for the International Donors’ Conference on Haiti and agreed to pledge $324 million in additional aid to Port-au-Prince over the next two years. At the meeting, which was hosted by the Inter-American Development Bank (IDB), contributors promised $15 million in emergency food assistance, $20 million to improve infrastructure, and $2 million to help fight drug trafficking through the U.S.-backed Merida Initiative. Additionally, the recovery plan will target creating an estimated 150,000 desperately needed jobs in the country—a stimulus scenario that would considerably reduce the country’s dependence on foreign assistance in the years ahead.

Former President Bill Clinton appealed to the donor forum’s participants to alleviate the plight of the stricken nation. “Haiti has a chance. Haiti has good leaders. Haiti has a good plan,” he insisted. “The people have the determination and the ability to carry out the plan. Only you can give them the capacity to do it. If you do it, you will help make the entire Caribbean more secure and you will establish a model that can be followed and adapted in developing countries all across the globe.” This hearty pep talk from Clinton markedly differed from when in his own presidency, he assigned former Ambassador Lawrence A. Pezzullo to cajole, constrain, and arm-twist then Haitian President Jean Bertrand Aristide to prevent him from resuming his rule.

In spite of the fact that more than 9,000 peacekeeping personnel from the United Nations Stabilization Mission in Haiti (MINUSTAH) are currently on the ground carrying out their sometimes controversial role, and that all told, the international community is providing $3 billion worth of support for projects in the country, its living standards remain fraught with subhuman conditions. A number of experts attribute the perpetual poverty, in part, to a lack of accountability or a seriousness of purpose amongst the aid agencies carrying out projects in the region. Without a doubt, the most recent aid package represents a concerted effort by Haiti’s concerned international benefactors to mitigate the situation in the country. Yet the question remains whether the international aid community has learned from past development initiatives in the region that repeatedly have failed. Until practitioners and donors become more efficient at improving the conditions on the ground, it is likely that last month’s relief initiative will regrettably turn out to be just as futile as past endeavors.

The Failure of Aid to Haiti

Despite having allocated billions of dollars in aid relief over the years, Haiti remains to a great extent a country whose socio-economic structure is utterly defective. An underlying cause of this paradox is the reality that many Haitians lack access to basic services. The statistics on Haitian destitution are shocking. As recently as 2008, the dilapidated nation was ranked as the 148th least developed of the world’s 179 countries, according to the United Nations Human Development Index (HDI). The average Haitian’s annual salary is $240 – about 66 cents per day. Only 27 percent of Haitian children complete primary school. Moreover, 50 percent of the population lacks access to potable water and barely 10 percent uses electricity. Perhaps most disconcerting is that Haiti has the highest percentage of people living with HIV/AIDS in the western hemisphere (6 percent of the population, with 30,000 Haitians dying from the illness every year).

Haiti for long time has been a high-ticket item for the international community. For example, MINUSTAH—the U.N. security force– has an annual budget that exceeds $500 million. Furthermore, in 2008 alone, Canada (historically, a major contributor to Haitian development) distributed $230 million worth of food aid. While there is no simple explanation for the failure of aid, historically, an unstable central government coupled with a decaying social sector has caused, at least in part, a lack of substantive development in the country. Of equal importance, an absence of accountability and vigilance on the part of many NGOs (non-governmental organizations) has been instrumental in Haiti’s inability to efficiently utilize aid coming from all around the world.

Aid Effectiveness

To a certain degree, the shortcomings related to any foreign assistance program providing assistance to any developing nation can be attributed to aid practitioners failing to confront full responsibility for the fulfillment of necessary procedures and proper staffing to guarantee a successful project. Part of the problem begins with the widespread notion that over half of international aid goes towards NGO “overhead” costs. Perhaps more significant, however, is that as a result of the absence of a clear injunction to execute a specific task, international relief initiatives often neglect to mitigate the dire human conditions that exists throughout much of the developing world.

Teaching a small-scale farmer in rural Tanzania to produce multiple sustainable crops year-round in his fields in order to eliminate his dependence on a single product is indeed a worthy attempt to empower the individual. Yet such poverty reduction strategies are only useful if the involved NGO confirms that the farmer’s adaptations are advantageous in the long run. Has a drought destroyed his crop? Will he be able to take his produce to the local market? This can readily be achieved through periodically evaluating the project and making the appropriate changes when needed.

On April 16, the Organization of American States (OAS) and the IDB granted more than $1.1 million to improve the conditions along the poverty-stricken 193-mile border that separates Haiti and the Dominican Republic. The project, which will be implemented by the Pan American Development Foundation (PADF), will set out to “improve agricultural training, marketing and planting more profitable crops” on behalf of small-scale farmers. But, as Steve Radelet, of the Center for Global Development explains, in order for initiatives to be useful, “donors and recipients need to establish clear goals, announce them publicly, and be held accountable through independent evaluation.” If a particular undertaking, such as that of PADF, is not realized, the NGO responsible for this ought to be penalized for slighting the initiative.

Roger Annis, of the Toronto Haiti Action Committee (THAC) professed that during a 2007 visit to the island, his entourage was repeatedly appealed to by locals to publically disseminate news of the failure of aid programs in order to bring about significant solutions to development issues. “I saw no evidence of Canadian aid programs reaching that desperately poor population,” alleged Annis. The underlying reason that aid is often ineffective is that it is simply not reaching the people on the ground. In addition to holding aid agencies accountable for their commitments, incorporating local communities into the decision of how best to use aid is an approach that could readily improve the effectiveness of the distributed funds. Donna Barry, director of advocacy and policy for Partners in Health, argues that, “When you have Haitians on the ground planning, implementing, and evaluating an initiative, their feedback is invaluable to the success of the project.” As an example, a village leader knows best what is needed in the community—whether it is to expand an agricultural plot or hire another schoolteacher. Such a strategy is sustainable in that it reduces the culture of dependency that has long haunted international development.

The Outlook on Aid to Haiti

Aid agencies would show great shrewdness by involving the capable Préval administration (a relative rarity in the Haitian political sphere) in future initiatives. Administrations in Washington historically have shied away from directly allocating aid to the Haitian government because of the corrupt autocrats that over the decades have ruled in Port-au-Prince. However, by allocating a portion of the funds raised at the International Donors’ Conference to the current Haitian government, and confirming that the funds are being used properly, the international community would exemplify a bona fide willingness to help lift Haitians out of their current poverty. As early as 2004, the United Nations Children’s Fund (UNICEF) suggested establishing a citizen watchdog (known in French as an observatoire citoyen) in order to track budgets and expenditures and encourage the government to resolutely seek out its development goals. “The international community has long provided large scale assistance to Haiti,” argued Kul Gautam, Executive Director of UNICEF at the time. “But they were often looking for quick fixes, instead of the steady hand of accountable spending in the social sector.”

Although many skeptics claim that development aid has rarely succeeded in accomplishing its often ambiguous objectives, there is no denying that international efforts have, to a certain extent, improved the living standards of millions of the poverty-stricken in developing countries, and thereby have empowered their lives. Aid has the possibility to be an essential tool, yet it must be reformed to ameliorate its previous inefficiencies.

According to the World Health Organization (WHO), 880,000 people died worldwide of malaria in 2006 in spite of vast resources aimed at combating the disease. Where are these funds going? Why is no one punished for obvious shortcomings? The problem in Haiti may be largely methodological, in the sense that aid programs lack culpability nor exhibit prudence, thus perpetuating the seemingly interminable hardship affecting its beneficiaries. International donors should be wary that last month’s aid package is not a replication of past haphazard relief practices toward Latin America’s poorest nation. While it is naïvely idealistic to aim for the eradication of global poverty entirely, a straightforward process of accountability would drastically improve the effectiveness of foreign aid, at least when it comes to Haiti. To understand the potential force of last month’s aid package, it is important to consider the international community’s mainly shameful record in the historically beleaguered country.

A People in Peril

Developed nations with strategic interests in Haiti (which occupies the western third of the Caribbean island of Hispaniola) have acted with indifference if not outright hostility to the Haitian population since the country’s slaves rose up to fight for their libration in 1791. Immediately following the founding of the world’s first independent black republic in 1804, Haitians have endured the imperialist reign of external forces. This fact was clearly manifested in the aftermath of the bloody struggle for autonomy, after which France demanded that its former colony pay the French government 150 million gold francs (over $20 billion today) in exchange for the acknowledgement of Haitian independence. The Haitian elite, convinced that the “reparations” to former French slave-owners were a prerequisite for the stability of their newly formed state, paid these sums over the course of the next 100 years.

In 2001, the Bush administration in Washington enforced an economic assistance embargo on Haiti. This abhorrent measure was largely a response to President Jean-Bertrand Aristide’s refusal to privatize state-owned companies, as well as his recognition of Cuba’s integral role in the region. The ban served to further cripple Haiti’s already downtrodden financial system. Stephan Lendman, of the Centre for Research on Globalization, asserts that, “It’s no secret that the real power calling the shots in Haiti is not in Port-au-Prince. It’s in Washington making policy, giving orders and letting its approved proxies do its bidding…”

But the Bush administration’s intervention did not end only with a mean-spirited and unwarranted embargo. Perhaps even more condemnable than the economic sanctions placed on Haiti, was that U.S. officials surreptitiously abducted the democratically-elected Aristide abroad a chartered aircraft and proceeded to transport him to the Central African Republic, just to rid Haiti of him. The consequence of Aristide’s deposition was that “years of hard-won progress towards democracy were erased overnight,” observed Paul Farmer, founder of Partners in Health, and Brian Concannon, director of the Institute for Justice and Democracy in Haiti. In spite of the civil unrest that surfaced as a result of Aristide’s ousting, his election in 1991 undoubtedly represented a step towards political stability and democracy in a country that historically has been plagued by fraudulent electoral processes.

An Unprecedented Set of Circumstances

For arguably the first time in the country’s history, Haiti now has a genuine opportunity to sever itself from a past of immense affliction and unjust oppression. The poverty-wracked nation may finally be able to survive in the global market. During a recent visit to the shantytowns of Port-au-Prince, Haitian President René Préval, assured the accompanying United Nations Secretary General, Ban Ki-moon, that, “Haiti is at a turning point. It can slide backwards into darkness and deeper misery, sacrificing all the country’s progress and hard work by the United Nations and international community, including Canada and France. Or it can break out, into the light toward a brighter and more hopeful future.” While the Préval administration’s most recent call for international support was not an abnormal request from a country that has received more than $4 billion in aid from 1990-2003, Haiti’s current conditions present a reasonably solid possibility for substantive change.

To a major degree, Haiti’s newfound hope is a product of the good work of current President René Préval, known to his supporters as “Ti René,” or Little René. He earlier had served as prime minister under the Aristide administration and then first took over as president in 1996, when Aristide stepped down. In 2006, he was elected by a free and fair ballot as the head of the L’Espwa (Hope) party. According to historian George Michelle, “many Haitians remember Préval’s years in the palace as a sweet time,” due to how he ardently addressed the high unemployment rate, amended flawed economic policies, investigated past human rights abuses committed by the Haitian military, and sought to reform unequal land distribution practices. Following the arrival of the new administration in Washington, Préval promptly met with Secretary of State Hillary Clinton to petition her for increased assistance. While the February 5 meeting was only a preliminary discussion, it unquestionably exemplified a willingness on the part of the Obama administration to be responsive to Latin American leaders, many of whom grew increasingly disillusioned with the United States during the Bush years.

A Mixed Tale

Legitimate critics of both Préval and MINUSTAH—and there are plenty of them—present a different and most alarming picture which deserves to be heard. Peter Mott, the highly regarded co-editor of Interconnect Newsletter presents an alternative analysis that deservedly may redress this imbalance:

“In Haiti today, hundreds of political prisoners are jailed under the most inhumane conditions. Arrested during or after the U.S.-orchestrated 2004 coup d’etat that overthrew the democratically elected government of President Jean-Bertrand Aristide, most of these prisoners have never been charged or tried. The United Nations occupying forces, charged with enforcing “law and order,” has been a full participant in these illegal detentions, as has the Haitian government of President Rene Préval. With 9,000 soldiers from 42 countries, led by Brazil, the UN Mission to Stabilize Haiti (MINUSTAH) has spent $2 billion fielding armed patrols throughout Haitian poor neighborhoods to repress and intimidate the people, arbitrarily killing civilians, and sometimes sexually assaulting young girls and women. In the meantime, the economic conditions worsen and the basic needs of the population remain unmet. While MINUSTAH issues glowing reports of progress and political stability, the reality is quite different. Prices of basic commodities have risen, leading to popular uprisings demanding food. Grassroots activists, especially those associated with President Aristide’s Lavalas Party, have continued to be arrested and attacked. Human rights activist Lovinsky Pierre-Antoine was disappeared in August of 2007, and neither the United Nations nor the Préval government has launched a serious investigation into his kidnapping. At the same time, conditions inside Haiti’s prisons grow more horrific each day.”

A Restored Link with Washington

Hillary Clinton recently indicated a desire to break with past U.S. immigration polices towards Haiti, which, to date, have not corresponded to those towards neighboring islands such as Cuba. One possible option is that President Obama could grant Haitians Temporary Protected Status (TPS), a preferential benefit that allows visitors from unstable nations to temporarily prolong their stay and continue to work in the U.S after their visas have expired. Such a provision would allow some 30,000 Haitians currently being held on deportation orders, to continue to send money back to their families on the impoverished island. With over 65 percent of the population living under the poverty line, Haitians (especially those living in rural areas with limited opportunity) are highly dependant on the flow of remittances from abroad. In 2008, these accounted for 30 percent of the country’s gross domestic product (GDP). Currently, some 2 million Haitians are living in the U.S., and significant communities also can be found in France as well as in the Canadian province of Québec. The Obama administration could demonstrate great compassion by affording Haitians this special status. Such a move would signify a new and promising era in U.S.-Haitian relations.

In a recent New York Times editorial, Secretary General Ban maintained that, “Haiti stands a better chance than almost any emerging economy, not only to weather the current economic storms but to prosper.” To some degree, this newly found optimism is due to new U.S. trade legislation, known as the HOPE II Act, which offers Haiti duty free trade opportunities with the U.S. for the next nine years. The act will likely provide a significant boost to the apparel industry, which is presently the island-state’s primary export. In 2007, apparel accounted for over 80 percent of Haiti’s entire exports and 93 percent of the country’s exports to the United States.

With the Obama administration seeking to drastically reform its hemispheric standing, combined with the unparalleled trade advantage that comes with the HOPE II Act, the conditions for success in Haiti appear to be the best they have been in recent memory. As a result of the April aid meeting, many Haitians will now have the chance to find steady work, thereby lessening the country’s overall economic dependence on other nations and agencies. Haiti’s chance at success may be just around the corner. If the international community is committed to helping Haiti escape its distress and end its ongoing dependency on others, they would be sensible to look to the country’s more than two-century history of receiving foreign aid, and ascertain that the most recent recovery package from the donor countries might actively reach those who need it most.

Source:http://www.coha.org/2009/05/aid-to-haiti-when-and-if-international-assistance-efforts-will-succeed/

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Blog:http://haitianpoliticsforum.blogspot.com
This blog aims to foster democracy and good governance in Haiti,to fight for the elimination of Haiti's debt and to promote the participation of the haitian diaspora in Haiti's development.

Wednesday, May 6, 2009

Vodou : véhicule d’évasion, outils de l’« ailleurs », corvéable à merci

Vodou : véhicule d’évasion, outils de l’« ailleurs », corvéable à merci
Par Renald Luberice(soumis à HC)


S’il ne fait aucun doute des fonctions sociales des pratiques cultuelles, les raisons qui poussent l’humain à avoir recours à un « au-delà » imaginaire font l’objet d’âpres discussions et controverses. L’une des hypothèses les plus sérieuses renvoie à deux idées fondamentales : « la faiblesse humaine » et le fait que l’humain ait conscience de lui-même et de son entourage. Dans une nature truffée de grands mammifères prédateurs l’homme apparaît bien faible. Pour survivre il doit se défendre face aux dangers dont il est en permanence objet. C’est une nécessité qui le pousse à développer des compétences et aptitudes de survie et d’autoconservation.

Le fait qu’il ait conscience de lui-même et du monde qui l’entoure le met en face d’événements heureux (la naissance d’un enfant), d’événements malheureux (la mort d’un proche) ou des phénomènes naturels et environnementaux (les tonnerres, le vent, les éclairs, etc. bref, le déchainement de la nature). L’humain sera « vite » capable de se demander « pourquoi je vis ? Pourquoi mes proches meurent ? D’où viennent les orages ? »

Ce sont des phénomènes qui le dépassent. Son imagination va créer différents « êtres » capables d’expliquer ces phénomènes. Ces « êtres » vont être des arbres, le soleil et des êtres invisibles. Ils seront considérés comme étant à l’origine des malheurs, des bonheurs et l’ensemble des phénomènes que l’humain ne sait pas expliquer. Ils seront intégrés dans l’ensemble des activités humaines. Les êtres vont jusqu’à être utilisés en politique pour légitimer l’action du politique et la domination de ceux qui ont accaparé les capitaux sur les hommes et les femmes.

Dans un processus de monopolisation certaines sociétés vont réduire jusqu’à l’unité le nombre de ces êtres dénommés dieux. Certaines d’entre elles lui attribueront une morphologie humaine avec des attributs humains. On l’imagine dans un royaume, comme c’est désormais le cas dans la plupart des sociétés humaines, avec des servantes et des serviteurs parfois baptisés anges.

Les formes et les manières attribuées à ces divinités ne surgissent pas ex nihilo. Elles sont le fruit de l’imagination humaine, elle-même tributaire de l’expérience humaine et des conditions matérielles d’existence des humains. Ces divinités lui permettent de s’évader en l’espace de quelques instants et de s’extraire de ses soucis et de ses conditions humaines.

L’humain dont toute l’essence humaine est perdue à cause de sa déshumanisation par ses propres congénères peut toujours s’oublier quelques temps, s’abandonner à cet être ou ces êtres et ainsi avoir une certaine sensation de bonheur. Dans la colonie l’esclave dont l’espérance de vie est de cinq ans environ peut la nuit s’extraire de sa piteuse condition de non-humain et de non-étant grâce au culte vodouesque offert aux divinités.

Le colon dispose de nombreuses armes pour asservir physiquement et détruire psychologiquement l’esclave. Ce dernier qui n’en a quasiment aucune va utiliser le vodou comme outil de pression psychologiquement sur le colon. Pour que cet outil soit efficace l’esclave doit faire peur au colon. Le vodou sera dans ce cas utilisé comme outil de la peur. On lui attribuera des vertus qu’il n’a pas forcément (comme le pouvoir de métamorphose). Les empoisonnements ou d’autres coups purement physiques portés au colon seront attribués au vodou, ce qui multiplie sa capacité phobique. Cette capacité à faire peur au colon est la condition réelle ou supposée de son efficacité en tant qu’outil de résistance.

Il est évident qu’une telle recette ne fonctionnera que si elle est secrètement gardée. La capacité à garder le secret sera une des compétences nécessaires à la fonction de prêtre vodou. Le colon de son coté n’hésitera pas à utiliser le vodou comme outil de marginalisation des déshumanisés. Il le fera connaitre en tant qu’instruments maléfiques dont usent les esclaves contre leur maître.

Inutile de chercher la véracité de cet énoncé puisque le seul fait pour l’esclave de se rebeller contre son maître est déjà condamné par la bible et la société coloniale. La véracité des pouvoirs accordés au vodou n’a non plus d’importance. Le seul fait de se revendiquer d’autres dieux que le dieu des blancs est déjà condamnable et condamné.

Le vodou fait partie intégrante de l’esclave avec tout ce qu’il a en termes de savoirs et de savoir-faire non-occidentaux. Les pratiques médicinales d’origine africaine seront intégrées dans le vodou. On attribuera aux « remèdes-feuilles » utilisés une dimension mystique conçue comme condition de l’efficacité de la guérison.

L’ensemble de ces représentations et de fonctions attribuées au vodou forme désormais son image. Une image partagée dans toutes les couches de la société. Il ne faut pas croire que la société des vodouisants est une société égalitaire et parfaite. Le houngan détient un pouvoir « magique » qu’il exerce sur ses subalternes. Pour que ce pouvoir soit vu et perçu comme légitime, il faut que les subalternes y croient.

Le houngan a tout intérêt que la croyance au pouvoir maléfique et bénéfique du vodou soit maintenue. Il faut donc faire valoir le pouvoir d’avoir un accès privilégié aux esprits. Grace à ces accès privilégié et au pouvoir magique qui lui est reconnu, le houngan peut jouer la fonction de maître. Fonction qui est dans la plupart des cas dans le monde colonial réservée aux blancs.

Le vodou sert de liaisons, de lien de rencontre entre les esclaves. Il les lie aussi à la terre ancestrale qu’est l’Afrique. Cette Afrique n’est pas forcément l’Afrique continentale. C’est une Afrique construite par opposition au monde colonial qui le déshumanise. Elle est aux antipodes du calvaire de la traversée océanique où l’esclave est attaché dans une cale de navire dans l’odeur suffocante de ses propres excréments.

L’Afrique exprimée dans le vodou haïtien est un « ailleurs ». Le vodou est le véhicule permettant d’atteindre cet ailleurs, l’espace d’une nuit en dehors du calvaire de la plantation. Dans la colonie la religion dominante est celle du maître. En ce sens les croyances vodouesques relèvent de la superstition. Dans la mesure où elles « vont à l’encontre des doctrines et pratiques attestées par les fractions dominantes » de la société coloniale [Askevis-Leherpreux, 1998].

Je me focalise ici sur Haïti avec le présupposé que les lecteurs savent déjà que les superstitions et la sorcellerie vont bien au-delà de nos frontières. Favre-Saada a fait un travail très remarquable autour de la sorcellerie en France dans le Bocage. Au cours d’un entretien un désensorceleur français lui a déclaré : « on dit qu’ils sont sauvages en Afrique ; mais plus sauvages que nous, est-ce que vous en connaissez, vous qui avez tout lu ? Ici, on est tout de suite pris à mort : la mort on en connait que ça chez nous ».

On n’est pas ici en Haïti ni à l’époque médiévale : on est en France, en 1985 ! « Les paysans (français) expliquent leur malheur par la jalousie qui aurait poussé leur voisin à leur jeter un sort ; ils s’adressent à un désenvouteur qui les protègent de leur agresseur imaginaire en utilisant des rituels secrets » [Favret-Saada, 1985].

En Haïti, suite à la révolution de 1804, on aurait pu s’attendre à deux logiques concernant le vodou. Soit les haïtiens adoptent le vodou et ses croyances en rejetant le christianisme. Soit ils adoptent le christianisme et l’attitude savante occidentale qui relègue les croyances dont le vodou est porteur au rang de « l’application erronée de la loi de causalité » [Arnold va Gennep, 1938].

Les élites haïtiennes ne suivront aucune de ces deux logiques. Ils choisiront le christianisme qu’ils grefferont sur les croyances qui appliquent de manière erronée la loi de causalité (attribuée au vodou), tout en marginalisant le vodou. Enorme paradoxe ! Les nouveaux leaders politiques continueront à jouir des croyances dans leur pouvoir magique.

Le fait qu’un siècle après l’indépendance seulement environ 2 % des enfants en âge scolaire sont scolarisés renforce les croyances et l’application erronée de la loi de causalité. Le vodou sera l’interlocuteur privilégié d’une masse d’anciens déshumanisés qui n’ont toujours pas accès à la chose politique. En s’appropriant ces croyances sans se soucier des conditions matérielles d’existence de la masse paysanne, l’élite notamment politique se dote d’un double pouvoir : le pouvoir magique conféré par le Vodou d’une part et le pouvoir socio-économico-politique d’autre part.

Avec l’arrivée des courants religieux nés en Amérique du nord se revendiquant des réformes luthériennes et calvinistes, le vodou jouera un nouveau rôle. Celui de légitimer ces courants protestants. En effet, dans le monde social toute activité se doit d’être justifiée, tout acteur exerçant un pouvoir quelconque se trouve dans un impératif de justification du pouvoir exercé. Il doit clairement prouvé sa raison d’être. Les esprits vodouesques pourvoiront cette raison d’être à ces courants.

Les religieux protestants vont se donner une mission de « déchouqueurs (du français dessoucher) de malheurs ». Le principal responsable des malheurs est naturellement le vodou.

Etant donné qu’en Haïti le malheur ce n’est pas ce qu’il manque, les églises vont pousser comme des champignons. De la culpabilisation du vodou, ce nouveau business va prospérer. Et des chefs religieux s’enrichiront sur le dos des pauvres. Dans ces églises on peut même trouver des malades du sida internés prétextant que la prière a déjà guéri des personnes atteintes du Sida et que ces malades peuvent avec la foi bénéficier de cette guérison. Plus les témoignages sont rocambolesques, plus ils font sensations et plus le business marche.

Dans le monde politique, se faisant passer pour un adepte du vodou qui a du pouvoir, F. Duvalier utilise la peur qu’éprouvent les gens pour endiguer toute velléité de contestation. Par ailleurs la non-intégration dans l’esprit des gens d’un système judiciaire crédible les pousse à chercher justice ailleurs à travers une forme de vengeance personnelle.

Le Vodou est ainsi utilisé à des fins diverses. Sa non-institutionnalisation le dépouille de toute influence politique directe. Il est corvéable à merci. On s’en sert tout en le marginalisant. Et ce n’est pas avec une société dont le taux d’analphabétisme avoisine les 60 %, une université qui a du mal à produire un savoir anthropologique crédible sur le vodou, des élites appliquant à l’envers la loi de causalité que cette situation est prête de changer. Reste à espérer que les « sans-parts » réclament un jour leur part.


Renald LUBERICE

Paris, 06 mai 09

Vodou : véhicule d’évasion, outils de l’« ailleurs », corvéable à merci

Vodou : véhicule d’évasion, outils de l’« ailleurs », corvéable à merci
Par Renald Luberice(soumis à HC)


S’il ne fait aucun doute des fonctions sociales des pratiques cultuelles, les raisons qui poussent l’humain à avoir recours à un « au-delà » imaginaire font l’objet d’âpres discussions et controverses. L’une des hypothèses les plus sérieuses renvoie à deux idées fondamentales : « la faiblesse humaine » et le fait que l’humain ait conscience de lui-même et de son entourage. Dans une nature truffée de grands mammifères prédateurs l’homme apparaît bien faible. Pour survivre il doit se défendre face aux dangers dont il est en permanence objet. C’est une nécessité qui le pousse à développer des compétences et aptitudes de survie et d’autoconservation.

Le fait qu’il ait conscience de lui-même et du monde qui l’entoure le met en face d’événements heureux (la naissance d’un enfant), d’événements malheureux (la mort d’un proche) ou des phénomènes naturels et environnementaux (les tonnerres, le vent, les éclairs, etc. bref, le déchainement de la nature). L’humain sera « vite » capable de se demander « pourquoi je vis ? Pourquoi mes proches meurent ? D’où viennent les orages ? »

Ce sont des phénomènes qui le dépassent. Son imagination va créer différents « êtres » capables d’expliquer ces phénomènes. Ces « êtres » vont être des arbres, le soleil et des êtres invisibles. Ils seront considérés comme étant à l’origine des malheurs, des bonheurs et l’ensemble des phénomènes que l’humain ne sait pas expliquer. Ils seront intégrés dans l’ensemble des activités humaines. Les êtres vont jusqu’à être utilisés en politique pour légitimer l’action du politique et la domination de ceux qui ont accaparé les capitaux sur les hommes et les femmes.

Dans un processus de monopolisation certaines sociétés vont réduire jusqu’à l’unité le nombre de ces êtres dénommés dieux. Certaines d’entre elles lui attribueront une morphologie humaine avec des attributs humains. On l’imagine dans un royaume, comme c’est désormais le cas dans la plupart des sociétés humaines, avec des servantes et des serviteurs parfois baptisés anges.

Les formes et les manières attribuées à ces divinités ne surgissent pas ex nihilo. Elles sont le fruit de l’imagination humaine, elle-même tributaire de l’expérience humaine et des conditions matérielles d’existence des humains. Ces divinités lui permettent de s’évader en l’espace de quelques instants et de s’extraire de ses soucis et de ses conditions humaines.

L’humain dont toute l’essence humaine est perdue à cause de sa déshumanisation par ses propres congénères peut toujours s’oublier quelques temps, s’abandonner à cet être ou ces êtres et ainsi avoir une certaine sensation de bonheur. Dans la colonie l’esclave dont l’espérance de vie est de cinq ans environ peut la nuit s’extraire de sa piteuse condition de non-humain et de non-étant grâce au culte vodouesque offert aux divinités.

Le colon dispose de nombreuses armes pour asservir physiquement et détruire psychologiquement l’esclave. Ce dernier qui n’en a quasiment aucune va utiliser le vodou comme outil de pression psychologiquement sur le colon. Pour que cet outil soit efficace l’esclave doit faire peur au colon. Le vodou sera dans ce cas utilisé comme outil de la peur. On lui attribuera des vertus qu’il n’a pas forcément (comme le pouvoir de métamorphose). Les empoisonnements ou d’autres coups purement physiques portés au colon seront attribués au vodou, ce qui multiplie sa capacité phobique. Cette capacité à faire peur au colon est la condition réelle ou supposée de son efficacité en tant qu’outil de résistance.

Il est évident qu’une telle recette ne fonctionnera que si elle est secrètement gardée. La capacité à garder le secret sera une des compétences nécessaires à la fonction de prêtre vodou. Le colon de son coté n’hésitera pas à utiliser le vodou comme outil de marginalisation des déshumanisés. Il le fera connaitre en tant qu’instruments maléfiques dont usent les esclaves contre leur maître.

Inutile de chercher la véracité de cet énoncé puisque le seul fait pour l’esclave de se rebeller contre son maître est déjà condamné par la bible et la société coloniale. La véracité des pouvoirs accordés au vodou n’a non plus d’importance. Le seul fait de se revendiquer d’autres dieux que le dieu des blancs est déjà condamnable et condamné.

Le vodou fait partie intégrante de l’esclave avec tout ce qu’il a en termes de savoirs et de savoir-faire non-occidentaux. Les pratiques médicinales d’origine africaine seront intégrées dans le vodou. On attribuera aux « remèdes-feuilles » utilisés une dimension mystique conçue comme condition de l’efficacité de la guérison.

L’ensemble de ces représentations et de fonctions attribuées au vodou forme désormais son image. Une image partagée dans toutes les couches de la société. Il ne faut pas croire que la société des vodouisants est une société égalitaire et parfaite. Le houngan détient un pouvoir « magique » qu’il exerce sur ses subalternes. Pour que ce pouvoir soit vu et perçu comme légitime, il faut que les subalternes y croient.

Le houngan a tout intérêt que la croyance au pouvoir maléfique et bénéfique du vodou soit maintenue. Il faut donc faire valoir le pouvoir d’avoir un accès privilégié aux esprits. Grace à ces accès privilégié et au pouvoir magique qui lui est reconnu, le houngan peut jouer la fonction de maître. Fonction qui est dans la plupart des cas dans le monde colonial réservée aux blancs.

Le vodou sert de liaisons, de lien de rencontre entre les esclaves. Il les lie aussi à la terre ancestrale qu’est l’Afrique. Cette Afrique n’est pas forcément l’Afrique continentale. C’est une Afrique construite par opposition au monde colonial qui le déshumanise. Elle est aux antipodes du calvaire de la traversée océanique où l’esclave est attaché dans une cale de navire dans l’odeur suffocante de ses propres excréments.

L’Afrique exprimée dans le vodou haïtien est un « ailleurs ». Le vodou est le véhicule permettant d’atteindre cet ailleurs, l’espace d’une nuit en dehors du calvaire de la plantation. Dans la colonie la religion dominante est celle du maître. En ce sens les croyances vodouesques relèvent de la superstition. Dans la mesure où elles « vont à l’encontre des doctrines et pratiques attestées par les fractions dominantes » de la société coloniale [Askevis-Leherpreux, 1998].

Je me focalise ici sur Haïti avec le présupposé que les lecteurs savent déjà que les superstitions et la sorcellerie vont bien au-delà de nos frontières. Favre-Saada a fait un travail très remarquable autour de la sorcellerie en France dans le Bocage. Au cours d’un entretien un désensorceleur français lui a déclaré : « on dit qu’ils sont sauvages en Afrique ; mais plus sauvages que nous, est-ce que vous en connaissez, vous qui avez tout lu ? Ici, on est tout de suite pris à mort : la mort on en connait que ça chez nous ».

On n’est pas ici en Haïti ni à l’époque médiévale : on est en France, en 1985 ! « Les paysans (français) expliquent leur malheur par la jalousie qui aurait poussé leur voisin à leur jeter un sort ; ils s’adressent à un désenvouteur qui les protègent de leur agresseur imaginaire en utilisant des rituels secrets » [Favret-Saada, 1985].

En Haïti, suite à la révolution de 1804, on aurait pu s’attendre à deux logiques concernant le vodou. Soit les haïtiens adoptent le vodou et ses croyances en rejetant le christianisme. Soit ils adoptent le christianisme et l’attitude savante occidentale qui relègue les croyances dont le vodou est porteur au rang de « l’application erronée de la loi de causalité » [Arnold va Gennep, 1938].

Les élites haïtiennes ne suivront aucune de ces deux logiques. Ils choisiront le christianisme qu’ils grefferont sur les croyances qui appliquent de manière erronée la loi de causalité (attribuée au vodou), tout en marginalisant le vodou. Enorme paradoxe ! Les nouveaux leaders politiques continueront à jouir des croyances dans leur pouvoir magique.

Le fait qu’un siècle après l’indépendance seulement environ 2 % des enfants en âge scolaire sont scolarisés renforce les croyances et l’application erronée de la loi de causalité. Le vodou sera l’interlocuteur privilégié d’une masse d’anciens déshumanisés qui n’ont toujours pas accès à la chose politique. En s’appropriant ces croyances sans se soucier des conditions matérielles d’existence de la masse paysanne, l’élite notamment politique se dote d’un double pouvoir : le pouvoir magique conféré par le Vodou d’une part et le pouvoir socio-économico-politique d’autre part.

Avec l’arrivée des courants religieux nés en Amérique du nord se revendiquant des réformes luthériennes et calvinistes, le vodou jouera un nouveau rôle. Celui de légitimer ces courants protestants. En effet, dans le monde social toute activité se doit d’être justifiée, tout acteur exerçant un pouvoir quelconque se trouve dans un impératif de justification du pouvoir exercé. Il doit clairement prouvé sa raison d’être. Les esprits vodouesques pourvoiront cette raison d’être à ces courants.

Les religieux protestants vont se donner une mission de « déchouqueurs (du français dessoucher) de malheurs ». Le principal responsable des malheurs est naturellement le vodou.

Etant donné qu’en Haïti le malheur ce n’est pas ce qu’il manque, les églises vont pousser comme des champignons. De la culpabilisation du vodou, ce nouveau business va prospérer. Et des chefs religieux s’enrichiront sur le dos des pauvres. Dans ces églises on peut même trouver des malades du sida internés prétextant que la prière a déjà guéri des personnes atteintes du Sida et que ces malades peuvent avec la foi bénéficier de cette guérison. Plus les témoignages sont rocambolesques, plus ils font sensations et plus le business marche.

Dans le monde politique, se faisant passer pour un adepte du vodou qui a du pouvoir, F. Duvalier utilise la peur qu’éprouvent les gens pour endiguer toute velléité de contestation. Par ailleurs la non-intégration dans l’esprit des gens d’un système judiciaire crédible les pousse à chercher justice ailleurs à travers une forme de vengeance personnelle.

Le Vodou est ainsi utilisé à des fins diverses. Sa non-institutionnalisation le dépouille de toute influence politique directe. Il est corvéable à merci. On s’en sert tout en le marginalisant. Et ce n’est pas avec une société dont le taux d’analphabétisme avoisine les 60 %, une université qui a du mal à produire un savoir anthropologique crédible sur le vodou, des élites appliquant à l’envers la loi de causalité que cette situation est prête de changer. Reste à espérer que les « sans-parts » réclament un jour leur part.


Renald LUBERICE

Paris, 06 mai 09

Tuesday, May 5, 2009

Re: HAITIEN Décapité en Dominicanie: Réactions...

Re: HAITIEN Décapité en Dominicanie: Réactions...

Les actes meurtriers contre les sujets haitiens en Dominicanie refletent
le comportement discriminatoire de l'etat dominicain dans leurs
relations avec l'etat d'Haiti. Les dirigeants haitiens de leurs cotes,
ne defendent jamais leurs compatriotes avec fierte et determination, ils
sont des peureux au pouvoir. Il est temps a ce que les dirigeants
haitiens, soutenus de leurs societes civiles, fassent prevaloir les
droits du peuple haitien a etre traite convenablement selon les
principes du monde civilisé.

Encore une fois, un autre acte de guerre vient d'etre pose, Haiti ne va
pas repondre jusqu'a ce qu'un massacre plus terrible que celui de 1937
prenne place.


Joel Leon

Monday, May 4, 2009

Haiti: Crise a la FMP/Le Dr R. Malebranche prend position

From: Fritz Deshommes
Date: Sun May 3, 2009 6:35 pm
Subject: Crise a la FMP/Le Dr R. Malebranche prend position

Une instructive prise de position du Dr Rodolphe Malebranche, enseignant et Chef de Departement a la Faculte de Medecine et de Pharmacie. En pieces jointes.
Bonne lecture



Bonjour à tous,

Je crois le momemnt venu, suite à la lettre ouverte aux enseignants de la Faculté du Dr Gélin Gédéon, de fixer pour tous ma position dans l´actuelle crise qui sévit à la FMP.

Dr R. Malebranche

--- En date de : Jeu 30.4.09, gedeon gelin a écrit :


De: gedeon gelin
Objet: Crise FMP/Lettre aux enseignants
ÀCc: junflex@hotmail.com, joagabus@yahoo.fr
Date: Jeudi 30 Avril 2009, 21h27

Lettre ouverte aux enseignants de la FMP

Chers enseignants,

Aujourd'hui, environ 20 ans après la « crise » qui a secoué notre chère FMP et dont j`ai été un acteur privilégié qui a eu l'honneur de présider les destinées du comité central des étudiants au cours de l'année académique 1990-1991, l`Histoire semble confirmer un caractère cyclique. La vision exprimée, l`attitude et les comportements des étudiants au cours de la réunion à laquelle j`étais invité, me semblaient une « translation géométrique parfaite » du fonctionnement de mes neurones ainsi que de ceux de mes camarades de combat en cette période tumultueuse de la fin des années 90. Ma génération voulait améliorer la qualité de l`enseignement donné à la faculté et croyait que certains médecins comme les Drs Rodolphe Mallebranche et Robert Jean-Louis avaient à la fois la volonté, le courage et le savoir-faire nécessaire pour y parvenir. Malheureusement 20 après, nous constatons avec tristesse que le monde a changé ceux qui voulaient le transformer. Les amis d'hier sont devenus les ennemis d'aujourd'hui. Pourquoi le Dr Mallebranche et le Dr Robert Jean-Louis, qui furent nommés professeurs à la FMP à la faveur du mouvement des étudiants de la fin des années 80, choisissent délibérément d`induire en erreur les chefs de départements en les encourageant à publier dans la presse une note pour la reprise des stages à l'HUEH alors qu'il est évident pour tous que notre chère faculté est en ébullition ?

Je ne répondrai pas à cette question. Je préfère, au contraire, confirmer mon profond respect et mon admiration pour le Dr Volvick Rémy Joseph, ami de longue date de mon feu père Louis Robert Gélin et le Dr Saget Maryse qui m'avaient, en cette période difficile de la fin des années 90, invité à la prudence. Aujourd'hui, si j`assume publiquement le caractère noble du combat que j`ai mené au cours de mon passage dans notre chère faculté, j`ai toutefois le courage d`assumer que ma génération a été utilisée adroitement pour satisfaire des intérêts personnels.

Chers enseignants,

J`ai lu avec une attention soutenue le « cahier de charges » qui m'a été transmis par le comité central des étudiants. Si vous prenez le temps de le lire, vous conviendrez avec moi que l`application des recommandations faites ne peut que relever le niveau académique de la faculté. Etant donné que les rapports du comité central des étudiants ne sont plus cordiaux particulièrement avec le Dr Dodley SEVERE et que le étudiants estiment le décanat non fonctionnel (Ex : il semble qu'on a envoyé un chèque pour signature par DHL au Dr Prosper qui est à l'étranger depuis… ?), nous encourageons vivement les chefs de départements, particulièrement les Dr Volvick Rémy Joseph et Saget Maryse dont l'attachement à notre chère faculté est connu, à privilégier la voie du dialogue pour comprendre les motivations des étudiants (que personnellement j'estime saines) et faciliter une sortie de crise d'où notre faculté sortira renforcée.

Respectueusement,

Dr GELIN Gédéon

Pernier, le 30 avril 2009

--- En date de : Ven 1.5.09, gedeon gelin a écrit :


De: gedeon gelin
Objet: Lettre aux enseignants
"Existe Alexandre" , jeanhbuteau@yahoo.fr, vicedoyenm.fmp@ueh.edu.ht
Cc: gedeonght@yahoo.fr, junflex@hotmail.com, joagabus@yahoo.fr
Date: Vendredi 1 Mai 2009, 4h14

Lettre ouverte aux enseignants de la FMP

Chers enseignants,

Aujourd'hui, environ 20 ans après la « crise » qui a secoué notre chère FMP et dont j`ai été un acteur privilégié qui a eu l'honneur de présider les destinées du comité central des étudiants au cours de l'année académique 1990-1991, l`Histoire semble confirmer un caractère cyclique. La vision exprimée, l`attitude et les comportements des étudiants au cours de la réunion à laquelle j`étais invité, me semblaient une « translation géométrique parfaite » du fonctionnement de mes neurones ainsi que de ceux de mes camarades de combat en cette période tumultueuse de la fin des années 90. Ma génération voulait améliorer la qualité de l`enseignement donné à la faculté et croyait que certains médecins comme les Drs Rodolphe Mallebranche et Robert Jean-Louis avaient à la fois la volonté, le courage et le savoir-faire nécessaires pour y parvenir. Malheureusement 20 après, nous constatons avec tristesse que le monde a changé ceux qui voulaient le transformer. Les amis d'hier sont devenus les ennemis d'aujourd'hui. Pourquoi le Dr Mallebranche et le Dr Robert Jean-Louis, qui furent nommés professeurs à la FMP à la faveur du mouvement des étudiants de la fin des années 80, choisissent délibérément d`induire en erreur les chefs de départements en les encourageant à publier dans la presse une note pour la reprise des stages à l'HUEH alors qu'il est évident pour tous que notre chère faculté est ébullition ?

Je ne répondrai pas à cette question. Je préfère, au contraire, confirmer mon profond respect et mon admiration pour le Dr Volvick Rémy Joseph, ami de longue date de mon feu père Louis Robert Gélin et le Dr Saget Maryse qui m'avaient, en cette période difficile de la fin des années 90, invité à la prudence. Aujourd'hui, si j`assume publiquement le caractère noble du combat que j`ai mené au cours de mon passage dans notre chère faculté, j`ai toutefois le courage d`assumer que ma génération a été utilisée adroitement pour satisfaire des intérêts personnels.

Chers enseignants,

J`ai lu avec une attention soutenue le « cahier de charges » qui m'a été transmis par le comité central des étudiants. Si vous prenez le temps de le lire, vous conviendrez avec moi que l`application des recommandations faites ne peut que relever le niveau académique de la faculté. Etant donné que les rapports du comité central des étudiants ne sont plus cordiaux particulièrement avec le Dr Dodley SEVERE et que le étudiants estiment le décanat non fonctionnel (Ex : il semble qu'on a envoyé un chèque pour signature par DHL au Dr Prosper qui est à l'étranger depuis… ?), nous encourageons vivement les chefs de départements, particulièrement les Dr Volvick Rémy Joseph et Saget Maryse dont l'attachement à notre chère faculté est connue, à privilégier la voie du dialogue pour comprendre les motivations des étudiants (que personnellement j'estime saines) et faciliter une sortie de crise d'où notre faculté sortira renforcée.

Respectueusement,

Dr GELIN Gédéon

Pernier, le 30 avril 2009

--- En date de : Jeu 30.4.09, gedeon gelin a écrit :


De: gedeon gelin
Objet: Crise faculte de Medecine
À: "Dr Dodley Severe"
Date: Jeudi 30 Avril 2009, 17h53





Port-au-Prince, le 29 mai 2009





Chers enseignants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP),





Je vous informe que, sur demande du Président de la commission santé de la Chambre des Députés, l'Honorable Joseph Joël Louis, j'ai répondu à une invitation du comité central des étudiants de la FMP. Au cours de cette rencontre, les étudiants nous ont remis un document dans lequel sont clairement définies les raisons de la crise actuelle de la faculté. Ils accusent le décanat d'avoir une gestion académique et administrative extrêmement malsaine.



Le Président de la commission santé de la chambre des députés, par mon organe, souligne à l'attention de tous qu'il accorde un intérêt particulier à ce dossier et rappelle que l'autonomie de l'Université n'exclut nullement l'intervention du pouvoir central quand des élus perdent leur légitimité. Indépendamment des motivations des uns et des autres, l'intérêt supérieur de la nation exige que la FMP, la seule école de médecine de la République à laquelle les fils et filles du peuple ont accès gratuitement, offre un enseignement de qualité. Le Président espère vivement que les chefs de départements assumeront leurs responsabilités et ne participeront à aucun complot pour ralentir la lutte pour la libération du savoir.



Le Président de la commission m'a demandé de rester disponible pour toute rencontre éventuelle avec les chefs de départements qui sont priés de se dissocier de toute velléité d'exclusion des membres du comité central de la Faculté pour leurs convictions sociales, morales et politiques. Il invite également les chefs de départements à exclure toute intervention des forces de l'ordre (à l'intérieur de la faculté) et assume, le cas échéant, que les conséquences historiques et politiques seront lourdes.



Au nom du Président de la « commission santé » et à la lumière des évènements historiques qui ont marqué la FMP au cours de ces 20 dernières années, je sollicite la compréhension des enseignants et leur demande de participer activement à la recherche « sans délai » d'une « sortie de crise » d'où la FMP sortira renforcée.



Respectueusement vôtre,



Gelin Gédéon MD, Msc in Disease Control

Conseiller spécial du Président de la Commission « santé »

De la chambre des Députés



C/c : Honorable Kelly Bastien, Président de l'Assemblée Nationale

Dr Alex Larsen, Ministre MSPP

Dr Gabriel Thimothee, DG/MSPP

Ing. Agr Henri Vernet, Recteur UEH

Madame Michelle Pierre-Louis, Premier Ministre

S.E. Mr René Garcia Préval, Président de la République

La Presse
--- En date de : Lun 24.11.08, Dr Dodley Severe a écrit :


De: Dr Dodley Severe
Objet: Correction journée porte ouverte le vendredi 28 novembre 2008
Date: Lundi 24 Novembre 2008, 0h48

Monsieur, Madame, Docteur

Le Décanat de la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) se fait le plaisir de vous inviter à participer aux différentes manifestations organisées en commémoration de la journée du Sida. Elles se tiendront à la salle des Congres de la FMP le vendredi 28 novembre 2008 de 12hres 30 à 5hres PM.

Recevez en pièce jointe la programmation préliminaire.

Le Décanat compte sur votre présence pour la réussite de cette activité.

Cordialement Votre,



Dr Dodley Sévère

Vice Doyen de Médecine

Chef de Département de Pédiatrie



Attachment: 25k (application/x-zip-compressed) LETTRE AUX ENSEIGNANTS DE LA FMP RESPONSIVE A CELLE DU DR GEDEON (02.05.09).docx

Il faut que ça change

From: teddythomas@msn.com
To: teddythomas@msn.com
Subject: Nouveau texte - Merci de le faire circuler
Date: Sat, 2 May 2009 19:41:44 -0400


Il faut que ça change

par Teddy Thomas


Des incidents inédits ont ponctué les événements de ces dernières semaines à travers le monde. La classe ouvrière française a semblé, pour un moment, retrouver l'élan de 1789. On se rappellera que l'année charnière 1789 fut celle de la Révolution française et que l'étincelle révolutionnaire jaillit par-delà l'Atlantique pour déclencher, à Saint-Domingue, la grande mobilisation du Boïs Caiman en 1791, année qui, à son tour, servit de détonateur à 1804 et à l'éclosion de l'État haïtien. Le rêve de Liberté parut dès lors plus réalisable à tous les opprimés du monde. Au cours des dernières semaines, l'onde de choc contestataire a effectué le trajet en sens inverse. La flamme s'est allumée, il y a quelques mois, aux Antilles, notamment en Guadeloupe et en Martinique (voir notre dernier article « Inégalités vécues : des constantes à redresser »). Ce n'était pas encore la tempête, mais le tonnerre retentissait à l'horizon et les responsables des inégalités sociales ont eu peur.

En France, des ouvriers ont occupé des usines et séquestré des patrons pour les contraindre à la négociation ; des marins ont bloqué des ports ; des camionneurs ont mené des opérations escargot sur les autoroutes ; des ouvriers de la société Continental ont saccagé des locaux et brûlé des pneus pour exprimer leur colère contre des décisions de justice empreintes de partialité. Des manifestants allemands et français ont marché côte à côte, disant se comprendre parce qu'ils parlent tous le langage des ouvriers. Des chefs d'entreprise aux revenus hypertrophiés ont été non seulement hués, mais parfois bombardés de tomates et d'oeufs par leurs salariés mécontents. L'un d'eux, atteint à la tête et au visage par quelques-uns de ces projectiles, dut abandonner son pupitre en catastrophe en plein discours télévisé. Des patrons affolés ou nostalgiques se sont même suicidés en Suisse, en Angleterre, en Allemagne, en France et aux États-Unis.

Les revenus individuels des patrons du CAC 40 (indice boursier français) pour l'année 2008 ont varié de 1 à 4,279 millions d'euros. L'euro valait alors environ 1,30 dollar U.S. Devant les caméras, une salariée mise à pied apprenait au monde que le président- directeur général de sa société (Total) venait de partir avec un parachute doré équivalant au salaire mensuel des 1 600 employés licenciés par cette compagnie pétrolière, victime de la mauvaise gestion de ce haut responsable. Aux États-Unis, le dimanche 5 avril, la chaîne CBS projetait sur nos petits écrans (émission 60 minutes), l'image d'une femme souffrant de cancer à qui l'hôpital refusait des soins par manque de financement de son assureur. Elle venait de recevoir à ce sujet une lettre de notification, qu'elle appela son « arrêt de mort ». Des voix se sont aussi élevées des classes moyennes américaines, où des employés presque en fin de carrière ont vu s'évaporer leurs fonds de retraite (401k) par suite de la crise financière. Ceux à qui un emploi incertain permet encore de vivre à quelques fiches de paie du seuil de pauvreté se sentent de plus en plus à la merci des employeurs. En Allemagne, où se pratique en toute légalité la plus ancienne profession du monde, les prestataires de services se sont vues obligées de réduire leurs tarifs afin de conserver la clientèle. En Inde, à côté du trafic d'organes humains prélevés sur des indigents, on loue de plus en plus aux riches occidentaux le ventre de jeunes femmes pauvres, dites mères porteuses. Après avoir porté pendant neuf mois des bébés blancs conçus dans des éprouvettes, elles se voient refuser tout droit de filiation maternelle malgré leur attachement au nouveau-né issu de leurs entrailles.

Voici ce que m'a récemment écrit d'Haïti un lecteur non identifié de mon dernier article : « Inégalité, égoïsme total d'une soi-disant élite qui n'a rien dans la tête et qui n'arrive pas à comprendre que, faute de changement social, le pays s'effondrera. » Un correspondant a bien voulu, de France, partager avec moi l'un de ses récents essais, où il écrivait : « La connexion travail/revenu fonctionne de plus en plus mal créant de la misère au sein même de l’abondance... Pour arrêter l'injustice galopante, la guerre économique et le gaspillage écologique, nous devons découpler en partie : travail et revenu... L'humanité a certes besoin de démocratie politique, elle a aussi un urgent besoin de démocratie économique et de démocratie financière. » (Merci, M.P.)

En Haïti, on assiste depuis quelque temps à une prolifération de plans qui devraient faire pousser comme des champignons des quartiers hôteliers et résidentiels de luxe, pour le plus grand bonheur des nantis locaux et des riches touristes. Abondance au sein de la misère, pour paraphraser mon correspondant cité plus haut. Des hôtels flambant neufs devraient offrir un vrai petit paradis tropical au milieu d'un enfer de pauvreté, où des miettes seront jetées à quelques salariés locaux. Les amis du gouvernement bénéficient d'un favoritisme injustifiable, par exemple en matière de prêts dont on est en droit de s'interroger sur le remboursement. Des marchés sont octroyés aux firmes étrangères pour la construction de nos routes, par des dirigeants dépourvus de vision ou de nationalisme ; car laisser aux autres le soin de construire notre pays, c'est nous enfoncer davantage dans la dépendance. Les routes une fois construites, qui va s'en servir et surtout les entretenir ? L'initiative et la main-d'oeuvre haïtiennes devraient, au moins, se réserver une place prédominante dans tous ces projets.

Mettant l'accent sur le constat d'échec des dirigeants haïtiens, le premier ministre trinidadien déclarait dans son discours au Sommet des Amériques, qu'Haïti est la honte de la région caraïbéenne. Cette remarque insultante pourrait aussi s'inscrire dans une logique de régionalisation du problème haïtien. Encore des dirigeants qui chercheront à se remplir les poches en réclamant l'aumône des pays riches au nom de notre peuple. L'argent n'a pas d'odeur. Selon de récentes informations largement diffusées, malgré sa pauvreté, Haïti a l'honneur de figurer parmi les dix pays dont les millionnaires sont les plus grands investisseurs de Stanford Bank International. Des heureux profiteurs, au nombre de 412, auraient ainsi placé dans ladite banque une somme de 219,6 millions de dollars, soit 533 000 $ par investisseur.

Le riche est au pauvre, et le patron est à l'ouvrier, ce que le cavalier est à sa monture : le premier ne peut rien sans le deuxième. Il ne serait pas riche si lui ou ses ascendants n'avaient appauvri ceux dont la force de travail est exploitée ou l'existence commercialisée, comme c'est le cas pour Haïti et les autres pays assistés. Le riche mène la vie qu'il choisit en faisant vivre au pauvre une vie qu'il subit. Est-ce pourquoi ceux qui défendent l'ordre mondial des riches doivent se rencontrer périodiquement pour gérer les crises et éviter que le ciel qu'ils ont artificiellement créé ne leur retombe sur la tête. Dans la foulée de la crise financière mondiale, nous venons de traverser l'une des saisons les plus riches en rencontres au sommet : G 20 à Londres, Sommet des Amériques, voyage en Haïti des Clinton et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, conférence des bailleurs de fonds à Washington avec le premier ministre haïtien (la charité s'il vous plaît, comme toujours). Il fallait bien s'attendre à ce que ces sommets accouchent de souris. Combien a-t-on dû dépenser en frais de déplacement, de nourriture et de logement pour chacun de ces officiels, pour la bureaucratie qui a accompagné chacun des dirigeants, la couverture médiatique et la protection policière ? Avec les moyens de communication offerts par la technologie moderne, ces chefs d'États et de gouvernements auraient pu conférer de manière plus simple et plus économique en obtenant les mêmes résultats.

Imaginez que tous les salariés décident d'un commun accord d'enrayer la machine en arrêtant de travailler. Imaginez que, dans une grande mobilisation qui déborde les syndicats et partis politiques, les masses d'ouvriers se lèvent un jour pour exiger leur droit à l'égalité. Une fois organisés pour traverser les temps difficiles, auxquels ils sont mieux habitués que les riches, ces travailleurs seraient alors prêts à prendre en main les leviers de la vie collective et faire jouer en leur faveur la stratégie de l'inertie. Pas de facteurs pour livrer le courrier, pas de camionneurs pour transporter les vivres et autres marchandises, pas d'équipage à bord des bateaux, pas de serveurs aux restaurants, pas d'éboueurs pour ramasser les ordures ménagères, pas de plombiers, de mécaniciens, d'électriciens, personne pour assurer les services indispensables au quotidien. C'est ce qui pourrait arriver un jour, et des mouvements semblent déjà s'engager ponctuellement dans cette voie. Les dirigeants actuels, au service des riches ou riches eux-mêmes, font tout pour l'éviter en détournant l'attention des vrais problèmes et de leurs solutions.

En même temps que les grands de ce monde palabraient en salle de conférence, des foules d'altermondialistes grondaient leur colère dans les rues. On n'entendit guère les manifestants crier les slogans marxistes d'autrefois. Depuis l'effondrement de l'Union Soviétique, l'opinion générale est que les idées de Karl Marx on fait leur temps ; l'avenir en décidera. Toutefois, environ un siècle après Marx, un autre Carl (écrit avec un C), écrivain non moins contestataire, tenait en Haïti un discours qui semble de plus en plus d'actualité. J'ai brièvement rencontré cette personne dans les circonstances pour le moins inattendues que voici.

Rentrant chez moi, à Port-au-Prince, un après-midi après le travail, j'aperçus, de l'autre côté de la rue, un petit vieillard assis à même le sol, adossé au mur d'en face, chaussé de sandales aux lanières débouclées, les jambes allongées devant lui. Sa tête lui retombait sur la poitrine et il ne bougeait pas. Bien qu'étant à l'époque officier de marine, les règlements de l'armée me conféraient des devoirs d'officier de police. Je m'approche donc pour vérifier son état. Le bruit de mes pas semble le tirer de son sommeil. Il lève lourdement la tête et ouvre difficilement les yeux pour me lancer un regard fort contrarié. Il s'adresse à moi en français d'un ton grincheux : « Qu'est-ce que vous avez à me regarder ? Cessez de me dévisager comme ça. » Surpris à mon tour, je m'éloigne pour écourter l'incident. Le vieux, ne demandant pas mieux, s'enfonce derechef dans son sommeil. J'ai cru pour le moment qu'il était un de ces malheureux sans-logis qu'on voit souvent errer dans la capitale et les principales villes du pays.

J'apprends plus tard que ce petit homme était l'un des plus célèbres poètes haïtiens, l'écrivain engagé Carl Brouard. J'avais, dans mon enfance, appris par coeur l'un de ses poèmes sur la négritude. « La malédiction des fils de Cham dure encore... » Mais j'ai encore mieux apprécié plus tard Vous les gueux... où il s'adresse aux pauvres et aux exploités : « ... debout ! pour le grand coup de balai. Vous êtes les piliers de l’édifice : ôtez-vous et tout s’écroule, châteaux de cartes. Alors, alors, vous comprendrez que vous êtes une grande vague qui s’ignore. »

Si Carl Brouard vivait encore, ce grand déçu déposerait sans doute sa bouteille pour reprendre sa plume et son combat, au vu des changements qui s'annoncent à l'horizon. J'ai appris qu'on l'aurait trouvé mort dans les rues, peut-être après une bonne cuite, comme le jour où je l'avais rencontré à la Ruelle Waag. Il avait milité contre la Première Occupation et collaboré à une revue indigéniste engagée ; il fut aussi du groupe Les Griots avec François Duvalier, qu'il se garda de suivre plus tard dans la politique. Son camarade d'antan lui fit quand même des funérailles nationales. Jeune écrivain désabusé de son époque, il avait finalement choisi de noyer sa déception dans l'alcool. Il termina son poème « Vous », par un appel à la mobilisation générale des masses contre l'injustice et l'oppression : « Oh! vague, assemblez-vous, bouillonnez, mugissez, et que sous votre linceul d’écumes, il ne subsiste plus rien, rien que du bien propre, du bien lavé, du blanchi jusqu’aux os. »

Tel le rêve de Martin Luther King, qui explique la présence actuelle de Barack Obama à la Maison-Blanche, le rêve de Carl Brouard pourrait se concrétiser à l'un des prochains rendez-vous de l'Histoire. Les prophètes sont souvent reconnus longtemps après leur mort. Même si les grands de ce monde semblent donner chacun de petits coups balai devant leur porte, le grand coup de balai, le vrai, viendra de la base, et après lui ne restera que du bien propre, du bien lavé. Ce sera le temps où, dans une poussée commune, les forces travailleuses de tous les pays imposeront la démocratie économique, passerelle incontournable de la justice sociale.


Teddy Thomas

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